Compositeur
allemand né à Eisenbach en1685, mort à Leipzig en 1750.
Violoniste
à la cour de Weimar, il est nommé organiste à Arnstadt puis à
Mühlhausen. En
1717, il part avec sa famille pour Cöthen où il se consacre à la
musique de chambre et à celle d’orchestre (Concertos
brandebourgeois,
Sonates et Partitas
pour violon seul, Suites
pour violoncelle seul…). Il
consacre ses dernières années, assombries par une cécité
croissante, à un ouvrage résumant toute sa science du contrepoint,
L’Art de la fugue,
resté inachevé.
Bach
est l’homme d’une foi profonde, dramatique, absolue qui est au
cœur même de son art. Ses œuvres sacrées occupent donc une
place prééminente dans l’ensemble de sa production.
Johann Michael
Haydn (1737-1806)
Comme
son frère aîné Josef, Michaël Haydn débute comme petit chanteur à la
cathédrale de Vienne. Puis il étudie le violon, l’orgue et la composition. Il occupe ensuite
plusieurs postes de maîtres de chapelle avant d’entrer comme premier violon à
la cour de Salzbourg en 1763. Jusqu’à sa mort, il reste à Salzbourg au service
des princes-archevêques, occupant des postes d’organiste, de compositeur, de
maître de concert, d’enseignant. Il y fréquente Léopold Mozart et son fils
Wolfgang qui l’estime et étudie ses compositions.
Parmi
plus de huit cents compositions, on compte notamment des œuvres
de musique vocale et
principalement religieuse. De personnalité discrète et
réservée, Michael Haydn reçut
néanmoins la reconnaissance de ses
contemporains avant d’être éclipsé
par la célébrité de son ami Mozart et
celle de son frère Josef.
Paris 1899-1963
Précocement doué,
imprégné de Mozart, Schubert et Chopin, il se perfectionne avec
Ricardo Vines, qui lui fait connaître Satie, Aurich et Koëchlin. Les Trois mouvements
perpétuels pour
piano et le Bestiaire,
cycle de mélodies sur des textes d’Apollinaire, qui sera avec M
Jacob et P Eluard, son poète favori, lui apportent en 1919 la
célébrité.
En 1921 naît le groupe
des six (avec Milhaud, Honneger, G Tailleferre, Auric et Durey)
à
l’esthétique duquel Poulenc est le plus
fidèle : antiwagnérisme, rejet du formel,
utilisation du banal et du
vulgaire, concision, gouaille…Il y apporte sa note
personnelle :
naturel, goût aristocratique, sensualité
sonore, mysticisme ;
après 1936, mélancolie et angoisse, voilées
d’impertinence. Un
seul langage, son « folklore personnel » selon M
Ravel,
relie ses tendances irréductibles dans une suavité
harmonique et
une élégance mélodique sans pareilles.
Presque tout dans cette
œuvre, destinée au piano, à la voix, à l’expression lyrique et
religieuse est essentiel : fauvisme ou drôlerie de la cantate
le Bal masqué,
de l’opéra bouffe les
Mamelles de Tirésias,
du ballet Les Biches ;
intensité des concertos pour piano, clavecin, orgue, des Litanies
à la vierge noire,
de Quatre Motets pour
un temps de pénitence,
de la cantate Figure
humaine, du Stabat
Mater et du Gloria ; dépouillement et tendresse de la tragédie lyrique la
Voix humaine, de
Dialogue des
carmélites.
Poulenc, qui a su
s’attacher des interprètes –P Bernac pour les mélodies, D Duval
à la scène – attentif à suivre son instinct et à exprimer
l’esprit français, curieux aussi de l’évolution musicale
extérieure, reste une des figures les plus attachantes du XX°
siècle français.
Max REGER
Il
naquit à Brand (Bavière) en 1873.
Formé
très jeune à la musique, Reger était déjà à 13 ans organiste de
l’église catholique de Weiden.
De
1890 à 1895, il devient l’élève de Riemann, qu’il suit à
Wiesbaden où il enseigne à son tour. Il sera ensuite professeur aux
conservatoire de Munich puis de Leipzig, jusqu’à sa mort en 1916,
à l’âge de 43 ans. Son
œuvre, exceptionnellement abondante et variée, concerne pour une
large part l’orgue et la musique vocale et s’inspire des sources
intarissables du choral luthérien et de la chanson populaire. Il
perpétue la tradition néo-classique de Brahms, mais appartient
aussi au groupe des musiciens audacieux qui ont assuré la transition entre les derniers romantiques et Hindemith.