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Compositeurs

J-S BACH         C JANEQUIN    F POULENC     M REGER      J Mickaël HAYDN     


Clément JANEQUIN


Châtellerault vers 1480;
Paris vers 1560

Originaire du Poitou, il fut peut-être un disciple de Josquin des Prés, comme en témoigne Ronsard. On ignore tout de sa vie jusqu’en 1529 : il est alors à Bordeaux,   où il compose une chanson pour célébrer la paix de Cambrai. Peu après, il vit en Anjou où il séjourne jusqu’en 1549.
En 1549, il s’établit à Paris, rue de la Sorbonne. Il y fréquente l’Université, devient Chapelain et musicien du Duc de Guise et, vers la fin de sa vie, compositeur ordinaire du Roi. Ce grand compositeur dont on sait très peu de choses, qui vécut modestement et mourut pauvre (son testament en fait foi), fut le chef incontesté de l’école parisienne de la chanson.  Ses grandes fresques vocales qui annoncent les poèmes symphoniques du XIXème siècle, sont dans le domaine de la musique imitative, sans précédent dans l’histoire. La chanson La guerre (dite Bataille de Marignan) est l’une des plus célèbres.

Jean-Sébastien BACH

Compositeur allemand né à Eisenbach en1685, mort à Leipzig en 1750.
       

     Violoniste à la cour de Weimar, il est nommé organiste à Arnstadt puis à Mühlhausen. En 1717, il part avec sa famille pour Cöthen où il se consacre à la musique de chambre et à celle d’orchestre (Concertos brandebourgeois, Sonates  et Partitas pour violon seul, Suites pour violoncelle seul…). Il consacre ses dernières années, assombries par une cécité croissante, à un ouvrage résumant toute sa science du contrepoint, L’Art de la fugue, resté inachevé.

     Bach est l’homme d’une foi profonde, dramatique, absolue qui est au cœur même de son art
.
Ses œuvres sacrées occupent donc une place prééminente dans l’ensemble de sa production.


 Johann Michael Haydn (1737-1806)


      Comme son frère aîné  Josef, Michaël  Haydn débute comme petit chanteur à la cathédrale de Vienne. Puis il étudie le violon, l’orgue  et la composition. Il occupe ensuite plusieurs postes de maîtres de chapelle avant d’entrer comme premier violon à la cour de Salzbourg en 1763. Jusqu’à sa mort, il reste à Salzbourg au service des princes-archevêques, occupant des postes d’organiste, de compositeur, de maître de concert, d’enseignant. Il y fréquente Léopold Mozart et son fils Wolfgang qui l’estime et étudie ses compositions.

       Parmi  plus de huit cents compositions, on compte notamment  des œuvres de musique vocale et principalement religieuse. De personnalité discrète et réservée,  Michael Haydn reçut  néanmoins la reconnaissance de ses contemporains avant d’être  éclipsé par  la célébrité de  son ami Mozart et celle de son frère Josef.



 Francis POULENC
  Paris 1899-1963

    Précocement doué, imprégné de Mozart, Schubert et Chopin, il se perfectionne avec Ricardo Vines, qui lui fait connaître Satie, Aurich et Koëchlin.   Les Trois mouvements perpétuels pour piano et le Bestiaire, cycle de mélodies sur des textes d’Apollinaire, qui sera avec M Jacob et P Eluard, son poète favori, lui apportent en 1919 la célébrité.

         En 1921 naît le groupe des six (avec Milhaud, Honneger, G Tailleferre, Auric et Durey) à l’esthétique duquel Poulenc est le plus fidèle :  antiwagnérisme, rejet du formel, utilisation du banal et du vulgaire, concision, gouaille…Il y apporte sa note personnelle : naturel, goût  aristocratique,  sensualité sonore, mysticisme ; après 1936, mélancolie et angoisse, voilées d’impertinence. Un seul langage, son « folklore personnel » selon M Ravel, relie ses tendances irréductibles dans une suavité harmonique et une élégance mélodique sans pareilles.

    Presque tout dans cette œuvre, destinée au piano, à la voix, à l’expression lyrique et religieuse est essentiel : fauvisme ou drôlerie de la cantate le Bal masqué, de l’opéra bouffe les Mamelles de Tirésias, du ballet Les Biches ; intensité des concertos pour piano, clavecin, orgue, des Litanies à la vierge noire, de Quatre Motets pour un temps de pénitence, de la cantate Figure humaine, du Stabat Mater et du Gloria ;  dépouillement et tendresse de la tragédie lyrique la Voix humaine, de Dialogue des carmélites.

       Poulenc, qui a su s’attacher des interprètes –P Bernac pour les mélodies, D Duval à la scène – attentif à suivre son instinct et à exprimer l’esprit français, curieux aussi de l’évolution musicale extérieure, reste une des figures les plus attachantes du XX° siècle français.


 Max REGER

Il naquit à Brand (Bavière) en 1873.

Formé très jeune à la musique, Reger était déjà à 13 ans organiste de l’église catholique de Weiden.

        De 1890 à 1895, il devient l’élève de Riemann, qu’il suit à Wiesbaden où il enseigne à son tour. Il sera ensuite professeur aux conservatoire de Munich puis de Leipzig, jusqu’à sa mort en 1916, à l’âge de 43 ans. Son œuvre, exceptionnellement abondante et variée, concerne pour une large part l’orgue et la musique vocale et s’inspire des sources  intarissables du choral luthérien et de la chanson populaire. Il perpétue la tradition néo-classique de Brahms, mais appartient aussi au groupe des musiciens audacieux qui ont assuré la transition entre les derniers romantiques et Hindemith.